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LA PORTE D’OR

ner auquel nos hôtes, Monsieur et Madame Gayley, avaient convié le président H.-B. Hutchins, ainsi que le docteur Bernard Moses professeur émérite d’histoire et de science politique, et Madame Moses, qui connaissaient bien les Canadiens français et qui savaient expliquer leur attitude ; le directeur du Lick Observatory, le docteur William Wallace Campbell, et Madame Campbell ; le professeur Armin Otto Leuschner, doyen de la Graduate School, et Madame Leuschner ; Mademoiselle Beans, une charmante Californienne.

Nous avons gardé au professeur Gayley et à sa famille une affectueuse reconnaissance. Ces « vieux amis de quelques jours », pour reprendre à peu près le mot de Flers et Caillavet, nous ont manifesté la plus chaleureuse sympathie. On ne connaît pas la France sans pénétrer dans la famille française. Ainsi des États-Unis. Nous avons touché à une délicieuse intimité, au plus pur américanisme, fait de sobriété, de culture et de distinction, nourri des traditions de justice et de liberté des premiers temps de la colonie.

Nous comprenions que M. Gayley fût