Page:Montreuil - La vengeance d’une morte.djvu/56

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SON VOISIN LOISI




Cette année-là, l’été était fort pluvieux, dans la région de Rimouski. Durant un long mois, le brouillard s’était à peine dissipé. Les habitants, dont l’unique distraction était de contempler le golfe Saint-Laurent et de regarder les bateaux s’avancer au caprice de la vague, avaient eu le spectacle uniforme de voiles surgissant subitement du gouffre gris et brumeux, au lieu de la vision gracieuse d’une carène plongeant au loin, comme un grand cygne, et s’avançant avec une majestueuse lenteur.