Page:Morissette - Le fratricide, 1884.djvu/23

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Les garçons de Gendron, Joachim, et François, avaient de nombreux amis.

Or, plusieurs de ces amis, ne venaient pas à la maison pour le simple plaisir de jaser avec Joachim, ou François.

Ils faisaient les yeux doux à Alexina, et comme la jeune fille était polie, aimable, elle faisait belle façon aux amis de ses frères, et avait une bonne parole, un sourire pour chacun d’eux.

Aussi, — vous savez que l’amour aveugle, — chacun de ces jeunes gens se comptait bien certain que s’il demandait Alexina Gendron en mariage, il serait accepté sur le champ.

Au nombre des jeunes gens qui visitaient la famille Gendron, se trouvaient Pierre et Arthur Julien.

Pierre surtout ne passait pas une journée, sans aller chez Gendron.

Il parlait souvent, très-souvent même à Alexina, qui paraissait ne pas trop aimer sa présence.

Arthur y allait moins souvent et parlait peu à la jeune fille.