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session, par suite de le disparition subite de son mari, d’une fortune colossale dont elle ignora toujours l’origine.

Le trésor du château et les millions du baron de Cénac étaient venus s’ajouter à sa fortune personnelle.

Il ne nous reste plus qu’à parler d’un personnage de notre roman que le lecteur n’a pas dû oublier.

La Marmite devint propriétaire de la maison de Noisy, dont il loua la plus grande partie ; de plus, il avait reçu du Docteur-Noir une somme qui lui permit de vivre agréablement pendant quelque temps.

Il aurait fini par devenir un bon bourgeois aimable et facétieux.

— Et, voilà comme quoi, Mesdames et Messieurs, disait-il déjà, les plus belles choses ont le pire destin.

Celui de La Marmite semblait être de finir honnêtement après avoir si mal débuté dans la vie.

Malheureusement pour lui, il fut repris de la nostalgie des bas-fonds.

Il retourna en amateur dans les bouges des quartiers excentriques.

Ce fut sa perte.

Un soir, il tomba dans une véritable souricière, en se rendant chez un marchand de vins de barrière.

Il se trouva en présence de ses anciens camarades.

Ceux-ci se ruèrent sur lui et l’assommèrent sur place.

Cet exploit fut le dernier des bandits, qui furent arrêtés comme ils allaient s’enfuir.

Ainsi se termina la carrière de Caudirol et de ses compagnons.


FIN