Page:Mousseau - L'envers du journalisme, 1912.djvu/126

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CHAPITRE XX


Le poison



Jai dit que le reporter est souvent exposé aux rancunes et aux vengeances et qu’elles s’exercent souvent aussi dans l’ombre, lâchement. Martin, comme bien d’autres, devait en faire l’expérience. Et ce qui est le comble du raffinement, il devait être frappé par ceux qu’il croyait ses amis. Il ne savait pas du tout quel danger le menaçait quand, quelques mois après les élections, il rencontra, rue Saint-Jacques, deux fonctionnaires qu’il connaissait bien et avec lesquels il était en excellents termes.

Ils l’invitèrent à prendre une consommation. Comme Martin était pressé et qu’il n’y tenait guère, il refusa ; mais ils insistèrent tellement qu’il finit par revenir sur son refus.