Page:Mullié - Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, I.djvu/573

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Nous devons dire aussi que plusieurs fois des marins, tombés à la mer par suite d’accident, ont dû la vie au courage et à l’humanité de cet officier supérieur. Les matelots de l’Intrépide n’ont pas oublié ; sans doute, le dévouement dont il fit preuve, le 23 messidor an XIII, en arrachant un de leurs camarades à une mort certaine, au péril de sa propre vie.

M. Gicquel des Touches a été créé commandant de la Légion-d’Honneur le 28 avril 1841.

GILLY (JACQUES-LAURENT, comte)

né à Fournès (Gard), en 1769, se fit remarquer aux armées des Alpes et des Pyrénées-Orientales, à la bataille de Thun, à la défense du château de Puycerda (1795), fit les campagnes de 1796 à 1798, à l’armée d’Italie ; était général de brigade en 1799, aux armées du Danube, des Grisons, etc., et commanda le 12 mai 1801, une division en Portugal. Il fit avec distinction les guerres de 1807, 1808 et 1809 à la grande armée ; reçut un coup de feu à Wagram, fut nommé général de division le 16 août, et prit, le 11 mars 1810, le commandement général des îles de la Zélande.

Il fut nommé baron de l’Empire en janvier 1814.

A la première Restauration, le général Gilly venait de lever à la hâte, dans le département du Gard, un corps de volontaires royalistes, lorsqu’il retourna sous les drapeaux de l’Empereur ; il en reçut la mission d’aller dissiper les rassemblements de Nîmes et de Montpellier.

Le duc d’Angoulême effectua précipitamment sa retraite sur Montélimart ; ce fut alors qu’eut lieu la convention conclue à la Palue, entre le général Daultanne au nom du prince, et le colonel Saint-Laurent au nom de Gilly : elle portait en substance, que l’armée royale serait immédiatement dissoute et que le Duc aurait la liberté de s’embarquer au port de Cette pour Barcelone. Napoléon approuva la conduite du général dans cette circonstance difficile, le nomma comte de l’Empire et lui confia le commandement de la 9e division militaire, avec le titre de commissaire extraordinaire du gouvernement impérial. Le département du Gard le nomma en outre son représentant à la Chambre des députés.

Après le désastre de Waterloo, Gilly passa en Amérique. Proscrit le 24 juillet 1815, le premier conseil de guerre de la 1re division le condamna à mort le 25 juin 1816.

Gilly retourna en Europe en 1819 ; le 2 février 1820, il arriva à Paris et alla se constituer prisonnier à l’Abbaye ; mais, à la sollicitation du duc d’Angoulême, des lettres de grâce lui furent accordées.

Mis à la retraite le 1er décembre 1824, il est mort le 15 août 1829.

Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Ouest.

GILOT (JOSEPH)

général de division, né à Chatenay (Isère), le 16 avril 1734, entra comme soldat au régiment Royal-Infanterie, le 11 novembre 1750. Il fut nommé grenadier le 6 mars 1755, sergent le 5 septembre 1759, fourrier le 1er septembre 1764, porte-drapeau le 14 avril 1764. Incorporé dans le 24e régiment d’infanterie, par l’effet du dédoublement du régiment royal, il devint sous-lieutenant de la compagnie auxiliaire le 7 juin 1776, sous-lieutenant de grenadiers le 8 avril 1779, lieutenant en second le 25 mai 1780, premier lieutenant le 6 juin 1781, capitaine en second le 2 mai 1790, capitaine de grenadiers le 15 septembre 1791, lieutenant-colonel dans le 22e régiment d’infanterie le 5 février 1792, maréchal de camp le 6 décembre suivant, général de division le 27 mai 1793.