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��RÉFLEXIONS SUR LA LITTÉRATURE

��LES TROIS CRITIQUES

Il y a bien longtemps qu'une question toute littéraire n'avait fait autant de bruit que l'affaire des manuels (et de Manuel) soulevée par M. Vandérem. Notre confrère est devenu une manière de vicomte de Foucault, qui n'a d'ailleurs pas, cette fois, les mains auvergnates.

On a trouvé étonnant que cette petite somme de remarques peu discutables et dont on a généralement reconnu le bien fondé n'aient été produites à la lumière qu'à un moment si tardif. Mais l'étonnement ne doit être en général qu'un commencement, qui nous mène à cet état où l'on ne s'étonne plus, parce qu'on s'explique et que l'on comprend. Ces articles nous fourniront une bonne occasion de pénétrer dans la vie intérieure de la critique française et de voir comment les jugements étroits signalés par M. Vandérem, et la polémique de M. Vandérem lui-même, ont été déposés le long d'un courant ancien et naturel.

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��On sait que Brunetière, étant parti pour l'exécution d'un grand ouvrage en quatre volumes sur Y Evolution des genres, s'est arrêté net après le premier, qui porte sur l'évolution de la critique. Brunetière jugea-t-il que la critique présentait le tableau le plus démonstratif de cette fameuse évolution ? En tout cas, et sans méconnaître l'importance d'une question générale engagée à faux, mais qui portait bien sur un problème réel et central et qui devra être reprise un jour, sans méjuger

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