Page:NRF 1909 12.djvu/33

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


CHARLES BLANCHARD 455

Il eût été bien malheureux si elles lui avaient manqué. Il craignait de n'en pas avoir assez. Il regardait sa mère une fois de plus pour l'imiter encore mieux. Il eût été triste si elle se fût arrêtée, car il avait encore la force de pleurer.

Charles Blanchard mangeait à sept heures, chaque jour, une assiette de soupe à l'oignon. Il était au lit, occupant la place du fond, dès sept heures et quart et s'endormait bien vite, étant très fatigué.

Lorsqu'il eut huit ans, il lui arriva plusieurs fois de sortir de la maison. Ceci se passait d'or- dinaire vers deux heures de l'après-midi, c'est-à- dire au moment où, en compagnie de sa mère, il allait se mettre à pleurer. Solange avait déjà même commencé les travaux préparatoires qui con- sistaient à regarder autour d'elle et à penser à ce qu'elle avait vu. Elle se levait soudain, elle donnait un coup brusque, il semblait qu'elle se détachât violemment de sa chaise, et qu'à la suite d'une dispute elle se décidât à quitter ce qui l'entourait. Elle disait alors :

— Mon petit, il faut venir.

Il se levait, il ne savait pas encore où il en était, qu'il se trouvait déjà dehors. Solange prenait à peine le temps de fermer sa porte à double tour. Elle partait et gagnait la route qui mène en pleine campagne.

�� �