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126 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

ville. Donnons comme exemple deux strophes de La Calèche de Tante Inès :

... Dans son dodelinant voyage, On la saluait au passage, Avec un sourire d'ami Pour le vieux cocher endormi Et Von attendait son approche Pour cesser de tirer la cloche.

Louis dételait la jument grise, Et le long du mur de l'église Rangeait V équipage, tandis Qu'ayant parlé du Paradis Le bon curé priait en chaire Pour ceux qui sont au cimetière...

Mais il faudrait ne citer rien ou citer tout un poème pour rendre sensible ce sentiment de " stagnance " que l'auteur y a fort heureusement exprimé.

J.S.

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��BIBLIOTHEQUE DE L'ART DU XVIII e SIECLE : LE PORTRAIT EN FRANCE, par L. Dumont-Wilden. (G. Van Oest et C ie ).

M. Albert Besnard, épiloguant naguère sur l'art du portrait, montra quelle différence extrême existe " entre les portraits passionnés des Italiens et ceux des Hollandais ou des Allemands." A l'égard des Français, surtout des Français du " riant XVIII e siècle ", il établit à quel point cette différence s'accentue encore. Le portrait en France, à cette époque-là, est quelque chose de très à part et de très spécial ; c'est un genre qui prend alors toute sa mesure de finesse, acquiert sa qualité la plus haute et parvient à ce point de perfection qui n'est pas sans ressembler à un aboutissement : au delà d'un tel épa- nouissement dans la fantaisie et dans la grâce, il n'y a plus rien

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