Page:NRF 3.djvu/232

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prendre l’habitude qu’il n’en sort que par accès. D’ailleurs sa vision n’est pas assez nette, sa faculté d’expérimentation, d’observation est trop complexe, pour atteindre l’âme d’autrui, il la subit avec toujours le haut désir d’en sortir, de sorte que son âme est double pendant des conversations : d’un côté il voudrait observer les gens, pour cela il faut tout écouter, tout boire, — d’autre part il a peur en faisant cela de trop introduire chez lui l’âme des autres. Une aile qui veut voler, et l’autre qui traîne. Et alors tout ce qu’il entend l’assomme littéralement.

Semblablement, dans sa jeunesse première, il dut faire de la science, avec tout le cerveau en ébullition littéraire. Il quitta cela un an, et fut par une de ces fatalités ordinaires obligé de renouer son savoir scientifique pour arriver à la position sociale. Même sentiment double, de garder son intellectualité personnelle littéraire, — et d’apprendre pour sortir de l’impasse. — Assomement. Croyance à des fatalités qui l’obligent à adorer tout ce qu’il brûla.

Alors, de cela sort une impuissance à s’occuper, une dualité de vouloir et de paresse, — une incapacité à des idées de suite ; à des travaux sérieux et continus.

2° Au point de vue social. Il est pauvre et subit les heurts triomphants des riches inférieurs. Il n’a pas de situation, et prévoit des sourires joyeux de