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248 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

manque jamais, pour la plus petite cigarette, de me faire une observation. Faut être fou, y a pas un bourgeois, etc.. Ma petite nièce est très drôle, avec deux yeux éclairés, capricieuse, animale. Je l'aime bien.

Iehl ne va pas mal. Il travaille, il a demandé un mois de congé sans solde. Il n'avait pas de réponse quand il m'a écrit, mais il a dû en avoir une, puisqu'il n'était pas de retour à Paris au moment de mon départ.

Je ne puis pas écrire longuement. Gloire à Jean et à Luluce ! On se mesurera pour voir celui qui aura acquis le plus de Biceps. Entraîne savam- ment ton fils parce que je suis costaud.

Embrasse tout ton monde pour moi et fais mes amitiés au vieux Frapié et aux siens. Rappelle- moi à Hachenburger.

Je t'embrasse. Je t'aime bien, mon vieux Lucien. Ecris-moi.

Louis

��A M, André Ruyters,

Lundiy décembre 1902.

Mon cher ami, non seulement ta lettre ne m'a pas froissé, mais elle m'a plu parce qu'elle est le modèle des lettres que j'aime à recevoir à propos de mes livres. Et comme elle m'est de plus une

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