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LETTRES 257

n'aurai sans doute qu'à te répéter toujours les mêmes choses, car j'espère bien que ma vie coulera jusqu'à la fin des vacances avec cette même tran- quillité un peu triste mais qui n'est pas sans me donner des sentiments très bons et très purs...

��dimanche, 15 septembre, 1907

... Je vis ici certains moments qui me semblent uniques dans ma vie. Le soir, quand je suis couché dans mon lit, je pense que ma mère dort en bas, que la vie est encore un peu comme elle était dans mon enfance. Je tremble à l'idée que tout cela finira un jour, qu'un jour la maison sera vide et que tout ce qui a été si beau ne recommencera plus.

Je m'empresse alors de saisir, de goûter le présent comme il est. Je n'en laisse rien perdre, j'ouvre mon cœur jusqu'au fond à tout ce bonheur qui est là...

��vendredi, 21 septembre,

... Ma vie est toujours la même, pleine d'un bonheur un peu triste que j'ai peur de voir m'échapper. Mon Dieu, quand je pense qu'un jour viendra peut-être, si ma mère s'en va avant

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