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LES "CHARLES BLANCHARD " 26 1

être le récit de cette vie si simple, si vide... Rien ne l'y gênerait ; et ne sentait-il pas en lui suffisamment d'émotion pour l'emplir !

Cette extrême liberté d'invention dont Philippe espérait assistance, empêcha ce nouveau livre de réussir. Philippe avait à cœur de prendre Charles Blanchard tout enfant, et de l'amener lentement au travail. Mais dès la première page une irrésolution le balança : Quel serait cet enfant ? Philippe sans doute voyait bien ce qu'il voulait le faire devenir, et vers où le mener... Mais par où ? — Plusieurs Charles Blanchard se pro- posèrent, dont successivement il s'éprit et dont il raconta la première jeunesse : l'un triste, abandonné dans une chambre et ne sachant que pleurer tout le jour ; un autre (ou le même) allant quêter son pain avec sa mère ; un autre enfin (celui que nous présentons aujourd'hui) naturellement joyeux, accueillant, exalté, puis qui prend brusquement connaissance de sa misère, de la manière que l'on verra. Et plutôt que d'en élire un, également amoureux de chacun, également mécontent de chacun, Philippe enfin renonçait à ce livre.

Nombreux sont ceux qui tiennent les deux chapitres que nous en avons donnés (dans nos N 08 de janvier et de février) pour ce que Philippe a écrit de meilleur. Peut-être certains leur préféreront-ils encore les fragments que nous donnons aujourd'hui. Nous les faisons précéder, en manière de préface, des quelques passages de ses lettres qui se rapportent à Charles Blanchard.

A. G.

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��à Mille.

��Mardi 12 septembre 1906.

. . . Mon père dit qui/ ri y a aucun livre h faire sur lui. On disait: " Ce ri est pas intéressant. Cest V histoire d'un homme qui travaille. Il ne lui est rien arrivé

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