Page:NRF 3.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


32 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

— Tu vas les laisser sécher, et puis je te montrerai comment on les cire.

Il n'est pas nécessaire que l'on sache comment on cire les sabots. Il suffira de savoir que lorsque Charles Blanchard sut les cirer, il put se dire :

— Je sais râper ; je sais noircir ; je sais cirer les sabots.

Ce fut lui qui ensuite parla le premier. Le jour vint où, sans que son oncle eût fait un seul geste ou prononcé un seul mot, Charles Blanchard ne put rester silencieux sur sa chaise et se prit à dire :

— Mon oncle, voulez-vous que j'essaye de fendre votre bois.

��Charles-Louis Philippe.

�� �