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MAGNIFICAT 577

Restez avec moi, Seigneur, parce que le soir approche et ne m'abandonnez pas !

Ne me perdez point avec les Voltaire, et les Renan, et les Michelet, et les Hugo, et tous les autres infâmes !

Parce que vous avez dispersé les orgueilleux et ils ne peuvent être ensemble,

Ni comprendre, mais seulement détruire et dissiper, et mettre les choses ensemble.

Laissez-moi voir et entendre toutes choses avec la parole

Et saluer chacune par son nom même avec la parole qui l'a fait.

Vous voyez cette terre qui est votre créature innocente. Délivrez-la du joug de l'infidèle et de l'impur et de l'Amorrhéen ! car c'est pour vous et non pas pour lui qu'elle est faite.

Délivrez-la par ma bouche de cette louange qu'elle vous doit, et comme l'âme païenne qui lan- guit après le baptême, qu'elle reçoive de toutes parts l'autorité et l'évangile !

Comme les eaux qui s'élèvent de la solitude fon- dent dans un roulement de tonnerre sur les champs désaltérés,

Et comme quand approche cette saison qu'an- nonce le vol criard des oiseaux,

Le laboureur de tous côtés s'empresse à curer le fossé et l'arroyo, à relever les digues, et ouvrir son champ motte à motte avec le soc et la bêche,

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