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�586 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

cause. " Les examens et les concours ne signifie- raient quelque chose que si Ton n'y préparait point, mais c'est la condition vitale de l'Université offi- cielle d'y préparer " — voilà un reproche trop gros, trop simple, mais plein de sens ; par contre, teni la " séparation de l'Ecole et de l'Etat " pour syno nyme de " liberté spirituelle " ne serait jus qu'après examen de cette liberté dans d'autres pays. Il est sage de montrer pourquoi l'avance- ment automatique réclamé par les syndicats de fonctionnaires nuirait à l'intérêt général ; de vou- loir que " le fonctionnaire soit fait pour la fonction utile, non celle-ci pour celui-là " ; mais quelle est la société d'anges où les fonctionnaires, chargés de devoirs et privés de droits, " ne rechercheraient les fonctions publiques que pour y agir socialement " ? Il est sage encore de nous rappeler que " le gouvernement, c'est la réaction ordonnée de l'en- semble sur les parties ; le parlementarisme, la réaction désordonnée des parties sur l'ensemble " et qu' " une assemblée ne peut jamais par elle-même organiser une direction;" mais de là qu'il y a loin à souhaiter qu'un même chef réunisse en sa personne " le pouvoir législatif à l'exécutif ! "

" S'il n'y avait que la République parlemen- taire et la monarchie traditionnelle, nous serions avec les partisans du duc d'Orléans. " Heureuse- ment il existe une troisième possibilité : la dicta- ture positive. Deherme sait, il en est sûr, que

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