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1098 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

intéresser et qu'en le signalant dans votre revue, vous pourrez peut-être empêcher quelque lecteur de commettre la même erreur. Voici l'histoire. Mon fils avait demandé à une excel- lente tante un abonnement à la Revue Française de chez Mame, qui d'après les exemplaires que j'ai eus comme spécimen, me paraît être tout à fait le type de la revue de famille, supérieure comme articles et gravures, intérêt et moralité, même aux Lec~ tures pour tous. Or, on m'apporta la 'Nouvelle Revue Française qui n'a de commun que le titre, l'adjectif en plus, avec celle désirée; la bonne tante, ayant oublié le nom de l'éditeur Mame, s'en était rapportée à son libraire qui lui a procuré cet abonnement, valant, du reste, 15 fr., alors que l'autre n'était que de 10 fr> Vous la connaissez sans doute cette revue de jeunes et vieux décadents ; mon fils a d'abord été effaré de voir ces articles, romans, etc. écrits dans un français de convention, amalgamés de phrases incohérentes recouvrant d'un sombre manteau les quelques idées émises ou simplement la trame de quelques contes. Jusqu'ici cette littérature ne me paraît pas dangereuse pour mon garçon qui a la tête solide et ne se laisse pas monter le coup, comme on dit vulgairement; mais je crois plus prudent d'écrire maintenant au directeur de cesser l'envoi de ces " élu- curbations " {sic) indigestes, et pour consoler mon fils, je l'abonnerai à la vraie Revue Française. Et la conclusion de tout ceci, c'est que j'espère lire dans un avenir prochain, une étude documentée sur ces deux revues qu'il est bien regrettable de pouvoir confondre. Veuillez croire, Monsieur le Directeur, à ma sincère admiration pour votre œuvre si intéressante. Vos études sur les théâtres surtout me rendent un service énorme, car les critiques des journaux sont bien insuffisantes et si peu sincères

R. — Nous rappelons à cette occasion que La Revue Fran- çaise est éditée, 17, rue Cassette, Paris. "

Se pourrait-il que le distingué correspondant de Romans-Rrvue ne fût qu'un personnage imaginaire, tout dévoué aux intérêts de la

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