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REVUES 9 I I

Ibsen. Sous la plume de M. Heiberg, dont le respect et l'admi- ration pour son modèle ne vont pas sans beaucoup de discrète et spirituelle ironie, les traits authentiques, les anecdotes bien contées font vivre une figure originale. On ne peut dire qu'après la lecture de ces notes Ibsen nous soit mieux connu, mais il nous devient plus familier. Maint passage de l'article serait à transcrire. De celui-ci, le dernier, une étrange émotion se dégage :

" ... Je me rappelle enfin une sombre après-midi d'automne, à Munich. J'avais dîné chez Ibsen, et je devais, le soir même, prendre le train pour rentrer en Norvège. Pour toutes sortes de raisons, j'étais d'humeur maussade et triste. Ibsen me recon- duisit dans l'antichambre, et là, d'un geste bizarre, il me posa lourdement la main sur le cou, et dit avec son charmant sourire calme — je le devinais dans la demi-obscurité, et mon cœur tremblait : Maintenant, il faut que vous écriviez quelque chose de bien, Heiberg.

Je ne pus répondre autre chose que :

Oui, mais c'est bien difficile, si difficile d'écrire quelque chose de bien.

Il se tut, d'abord, mais cessa de sourire et retira son bras. Puis, grave, pensif, il dit :

Oui c'est difficile. C'est difficile d'écrire quelque chose de bien. "

Dans l'excellente Ret'ue critique des Idées et des Livres^ un article de M. Pierre Gilbert sur Charles Pinot-Duclos ; et Racine a Uzès par M. Charles Benoît.

• * Dans le Parthénon du 20 mars, Le Théâtre de Mussety par Alfred de Tarde.

La Revue Scandinave (Février) publie un article de M. Georg

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