Page:Nansen - La Norvège et l'Union avec la Suède, trad Rouy, 1905.djvu/96

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la norvège et l’union avec la suède

l’opposition que nous pouvons rencontrer de la part de la Suède ; nous voulons ou rester debout ou succomber pour notre droit dont la base est la loi.

Communication de la clôture des négociations fut faite au Storthing par le ministre d’État. M. Hagerup, dans un discours qu’il prononça le 8 février 1900. Il y est dit que la situation provoquée par cet événement est très sérieuse, et l’état unionnel actuel insoutenable.

M. Hagerup conclut ainsi : « Maintenant plus que jamais, notre tâche doit donc être : de faire établir entièrement et sans décompte les conditions indispensables nécessaires à la Norvège pour occuper au point de vue du droit d’État et du droit international, la situation qui lui revient à titre de royaume souverain, et que les Norvégiens ont toujours été d’accord à réclamer. » Comme sanction, le Storthing institua le 6 mars 1905 un « comité spécial » qui fit une déclaration provisoire votée par seize voix contre trois ; la création d’un service consulaire distinct pour la Norvège y était décidée, sous forme de loi qui devait entrer en vigueur au plus tard le 1er avril 1906.

Après la rupture des négociations, le ministère Hagerup dont le programme était la solution de la question des consulats, se retira ; le ministère qui arriva alors au pouvoir, avait pour chef M. Michelsen, déjà membre du ministère précédent, qui s’entoura d’hommes éminents des différents partis.

Dans sa séance du 15 Mars 1905, M. Mi-