Page:Nansen - La Norvège et l'Union avec la Suède, trad Rouy, 1905.djvu/98

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la norvège et l’union avec la suède

Président du Storthing prononça les paroles suivantes : « Je crois pouvoir exprimer, au nom de l’Assemblée, l’espoir certain d’une bonne collaboration pleine de confiance entre le gouvernement et le Storthing, j’exprime aussi la conviction que le Storthing accordera au gouvernement son ferme appui pour la solution de la tâche grande et difficile qui leur incombe à tous deux. »

À la déclaration faite au Storthing de Norvège par le chef du ministère, la Suède répondit en instituant un comité parlementaire « secret » qui était chargé d’examiner la situation politique créée par la rupture des négociations unionnelles. Ce comité secret se réunit sous la présidence du prince régent des deux pays, et ce fait ne contribua guère à faire renaître la confiance en Norvège.

Le résultat immédiat des délibérations du comité secret fut, à n’en pas douter, la proposition suivante, que le prince régent présenta le 5 avril 1905.

« J’engage par les présentes les conseils des ministres des Royaumes-Unis, sans maintenir étroitement les points de vue auxquels ils se sont arrêtés antérieurement, à entamer immédiatement, des deux côtés, des négociations libres et amicales, concernant une nouvelle réglementation de toutes les questions unionnelles, et en se basant sur ce principe fondamental, que l’on doit chercher à établir une égalité complète entre les deux pays.

La voie qui, je le crois, doit être suivie, et