Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/679

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C’EST DE BONNE HEURE.


chez lui, je serais tout à fait chez moi ; que j’aurais pleine jouissance du principal de mes biens, Fortconnin et ses dépendances, et qu’il administrerait tout le reste à mon profit, plutôt comme intendant que comme tuteur.

Le Commandeur. — Voilà qui s’appelle un pucelage bien placé.

Zaïre. — Vraiment, il fit bien de le prendre tout chaud au sortir de la grille, car j’avais déjà dans la tête que le premier coureur de cachet, ou coiffeur, ou… que le premier porte-culotte, en un mot, m’apprît ce qu’il y avait de différence entre des jeux de nonnes et ceux dont le monde fournit les solides moyens. Bref, mon arrangement avec La Gaudissonnière dure depuis près d’une année. Parfaitement honnête homme, il est incapable de me faire tort d’une pistole, et compte avec moi de clerc à maître. Assez bien de figure, assez aimable pour ne me causer aucune répugnance, il est d’ailleurs si blasé, que bien rarement il me prie de quelque complaisance pour certain petit nain de vit[1] dont à peine j’ai l’hon-

  1. Léger écart qu’on prie le lecteur de pardonner à la
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