Page:Nerlinger - Billets d'automne, 1893.djvu/19

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stallation de leurs hommes, s’approchèrent de la maison de l’un des notables du vil- lage, assis devant sa porte en fumant ‘sa pipe d’un air rêveur. Sans doute, il sor- geait, lui aussi, au temps passé, à l’arri- wéc joyeuse d’un régiment français en manœuvres, à l’empressement avec lequel tout le monde accueillait nos troupiers, aux bonnes causeries des longs repas d'Alsace par lesquels on fêtait leur venue, au réveil du lendemain qui trouvait tout le monde debout, malgré l’heure matinale, pour don- ner un bout de conduite à l’hôte envoyé de Dieu; et maintenant...

— Monsieur X.? dit l’un des officiers en saluant militairement.

— C'est moi.

— Voici notre billet de logement.

— C’est bien, veuillez entrer. Je vous attendais.

Il secoua sa pipe sur l’ongle du pouce et s’effaca pour laisser entrer.ses hôtes.

— Veuillez vous désarmer et prendre place.

Et, du geste, il leur indiqua deux chai-