Page:Nietzsche - Ainsi parlait Zarathoustra.djvu/253

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Je suis dégoûté aussi de cette grande ville et non seulement de ce fou. Ici et là il n’y a rien à améliorer, rien à rendre pire.

Malheur à cette grande ville ! — Et je voudrais voir déjà la colonne de feu qui l’incendiera !

Car il faut que de telles colonnes de feu précèdent le grand midi. Mais ceci a son temps et sa propre destinée. —

Je te donne cependant cet enseignement en guise d’adieu, à toi fou : où l’on ne peut plus aimer, on doit — passer !

Ainsi parlait Zarathoustra et il passa devant le fou et devant la grande ville.

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