Page:Noël - Fin de vie (notes et souvenirs).djvu/111

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creusant assez profondément la vase desséchée et durcie, on ne tarde pas à découvrir des boules en terre de la grosseur d’une carafe ordinaire. Ces boules assez solides, ouvrez-les, chacune contient un poisson enroulé. Au premier moment vous pouvez le croire mort, tant la catalepsie est complète, mais dégagez-le de sa boule avec précaution, mettez-le dans l’eau, le voilà qui s’éveille et se met à nager.

Une de ces boules avait été récemment envoyée à M. Noury, qui l’ouvrit aussitôt ; le poisson, tiré de sa coque, se détendit doucement, ouvrit de grands yeux étonnés, puis jeté dans l’eau, reprit toute sa vitalité.

Un des évènements du jour, qui certainement mérite qu’on s’y arrête, c’est la publication et le succès des Mémoires du général de Marbot.

Ce que j’en ai lu, il y a quelques mois, m’avait d’autant plus intéressé que j’y retrouvai l’émotion de tant de récits entendus autrefois et que faisaient partout, de 1820 à 1830, les héros encore vivants de ces épopées.

Oui, tous les maux, ils en avaient souffert, ou plutôt ils en avaient joui ; ces maux avaient été des triomphes.

Heureux celui qui mourut dans ces fêtes ! Les