Page:Notices sur les rues de Nantes 1906.djvu/115

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ce nom, près de Montaigu (Vendée). Il descendait d’une ancienne famille du Poitou. Il mourut le 13 avril 1892, quelques jours après avoir fait don à la Ville de Nantes de toutes ses collections personnelles, manuscrits et imprimés, qui furent déposé à la Bibliothèque publique, dont il avait présidé longtemps la Commission de surveillance.

Son buste, qui orne le vestibule de cet établissement, a été inauguré en 1904.




Rue Dugommier
Cinquième arrondissement. Paroisse de Saint-Nicolas.
De la rue La Fayette à la place Newton.

Les demandes d’alignement nous reportent aux environs de 1830 : dans une pièce de 1845, il est parlé d’une dame Bernard chargée du service des malles-postes, habitant le n° 7 de cette rue où sont établies les remises de ce service.

Elle prit son nom, après avoir été la rue du Boulevard, de Jean François-Coquelle Dugommier, né à la Guadeloupe en 1736 et arrivé en France en 1792. Il acquit de suite les plus hauts grades et se distingua dans de nombreux combats, en Espagne principalement, où il mourut atteint par un éclat d’obus, le 17 novembre 1794, à Sierra-Negra.




Quai Duguay-Trouin
Quatrième arrondissement. Paroisse de Sainte-Croix.
De la rue Bon-Secours à la place de la Petite-Hollande.


Construit en même temps que les autres quais et cales de l’île Feydeau, de 1721 à 1730, le quai ne s’étendait pas à l’est au delà de la rue de Clisson, limite du quartier. C’est en 1742 qu’il fut question de le prolonger jusqu’au pont de la Poissonnerie, ce prolongement entraina la disparition du port Giraud, seul point de débarquement existant sur toute la grève de La Saulzaie.

Port Giraud, quai Geslin, quai Rivet, quai Duquesne, quai de la Saulzaie, il devint enfin quai Duguay-Trouin, en sou-