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scrutin de liste par département et non pas au scrutin d’arrondissement dans lequel chaque circonscription élit son député. D’autre part, les initiatives de Jules Ferry en Tunisie et au Tonkin comme aussi ses mesures contre l’enseignement congréganiste avaient causé quelque émoi dans le pays.

Il n’en fut pas de même en 1889. On avait, cru d’avance que le parti « nationaliste » formé autour du général Boulanger pour exploiter sa popularité et qui groupait en somme des réactionnaires de nuances diverses remporterait une victoire sensationnelle. Les élections des 22 septembre et 6 octobre firent passer au premier tour 230 républicains, 86 royalistes, 52 bonapartistes et 22 boulangistes ; au second tour, 129 républicains et 51 réactionnaires.

Le scandale financier provoqué par l’affaire de la Compagnie du canal de Panama, bien que largement exploité par les adversaires du régime républicain, ne leur profita pas davantage en 1893.

Les élections eurent lieu sous un cabinet présidé par un libéral Ch. Dupuy. Elles envoyèrent à la Chambre 433 républicains, opportunistes et radicaux, plus 35 ralliés, 58 réactionnaires et 49 socialistes. Les metteurs en scène de la tragi-comédie panamiste échouèrent pour la plupart. La République gagna 60 sièges.

À partir de 1898, on peut considérer que la forme du gouvernement cessa, du moins de façon avouée, d’être mise on cause au cours des campagnes électorales. La Chambre élue cette année-là se composa de 358 républicains (opportunistes et radicaux) de 96 ralliés, de 108 socialistes, de 22 monarchistes et de 7 nationalistes. Les suffrages exprimés se chiffrèrent par 5.018.000 contre