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l"’os. Do lu ost^vklommout venu lonom do > Alpet • donné

tii uTund nius^^monla^noux (jut couslituo l’(3piiio Uor !>ulo

.II’ l’iOui’uiJO. Il Ou dit aussi ALB.

ALPAGA OU ALPAOA n. m. Mammifère do l’ordro dos I Miiiuiiaiiis ot do la rainiUo dos camolions. 11 hahiio l’Amii-I h|iiti du Sud, ot priiu’ipalomont los régions piorrousos, c h’vi’os ot froidos do la chaiDo dos CordilliM’ps. Son puii sllonc.doux.lus- ’

<otu’unograiido

osso. Il On dit

ssi ALPAGNE ou

i (StolVo,

veauté, dos or

l’.'iiis ou dos da-

llas pourmouhlos.

ALPAGE (.lu .-.■H. iilp, montagne) n. m. Dans lo midi do a l’iaih I’. l’aiiira-.. uu droit do pàturago dans los montaiii’s, idii .In aussi ALi’EN.) Il Saison d’ôié passée dans la i.Hiia^iH. par li :s troupeaux transliumants. ALPAGER (7(1), ÈRE n. Colui, collo qui fait pâturer dans ■s Mi.iiiiayncs.

Alpaide, conoubino do Pépin d’IIéristal, après la réii. iiatiou do Ploctrudo, et mère do Charles-Martel, morte 11 milieu du viii" siècle. Elle lit assassiner, prétond-on, .aiiiliort, évoque do Liège, qui refusait de bénir son union

’■.■ Popin. A la mort do celui-ci, Alpaido se retira dans 

1. iii.iiiasiiTe près de Namuri elle y passa los derniers ’iii|is .1.- sa vio-

Alpais, orfèvre ot émaillour qui vécut à Limoges au m- siècle. Il exécuta le magninque scyphus en cuivre .ini ot émaillé, l’uno des plus anciennes pièces connues, ..riant la signature d’un artiste do Limoges. Alpaix (sainte), née à Cudot (Yonne) en 1150, morte 11 1210. Kilo fut. dit son histoire, miraculeusement guérie ar la vierge Mario d’une affection purulente ; mais elle ■sia paralysée et dut demeurer perpétuelloment couchée, ayant besoin d’alimont ni do breuvage d’aucune sorte, .■puis l’année ino, la vie d’Alpaix so passa dans une vlaso presque continuelle. La sainte prophétisait et [..■lait dos guérisons miraculeuses. Pio IX l’a canonisée . 7 r.’Vlior 1874.

alpargate ou ALPARGATA (mot esp.) n. f. Sorte do siôro , faite de joncs ou do cordes Iross, do

sans espagnols, il PI.

/’. ï ALPARGATES OU AL-

IMi.iATAS [lliss).

AL PARI , expression

i’altoiine qui signilio an

wnr et qui a cou

l-’iaiico, dans la langu

d.’ la Banque et de h

iî.iiirso.

AlP-ARSLAN, 2’ sul- AJt,..igaU.

t.’iii soldjûukido de Per^e,

11.- on 1029, mort en 1072. 11 s’appelait, en réalité, Moham- 111. -.1 Ibo-Daoud, et Alp-Ar.ilan a est qu’un surnom lie Lion ivi/.’iii-eux). Succéda ©n 1064 à son oncio Togrulbeg. Il .s..timit à sa domination la Géorgie et l’Arménie, remporta un.’ éclatante victoire sur l’empereur de Constantinople. H.’iiiain-Diogène, qu’il Ht prisonnier. Parti pour conquérir I.’ l’urkestan, il fut tué par le gouverneur de la forteresse (i.- lîorzom qu’il venait d’emporter d’assaut. alpa-VIGOGNE {gn mil.) n. m. Métis do Valpaga et de la ri,,u(/ne.

ALPE (du lat. albus, blanc, ou plutôt d’un radical celli. |U< atp, qui exprime une idée d’élévation, au physique i ..iiime au moral) n. f. Liou élevé, montagne quelcon(|ue ; /..s- jiioittoiis de plaine paîtront l’un contre l’autre, quoioue iur une ALPE. (Balzac.)

AlpedrinhA (lo cardinal d’). V. Costa (Georges ua). ALPEN u. m. Linguist. V. alpage.

Alpeni, anc. ville do Grèce, dans la Locride épicnémidi. -iine, à lentrée du délilé des Thermopyles. ALPENSTOCK (pen — do l’allem. alpen. alpes, et stticlc, b II. .111 n. m. Long bâton ferré, indispensable aux I..iinstes dans le

excursions

montagne.

Alpes. Sous le nom de Alpes {alp, pâturage, .■..iiiiii.. Iin ;’ii pour les Pyrénéos[ ?l), on désigne nu .’iisonil.lo de massit’s montagneux qui se .1. A.’Ljppont do la Méditerranée jusqu’au Da-M. ii’.'. entre 43» ot -18° N.,et du 3" au 14’ degré E. ’I.’ Paris. Les Alpes étant un des systèmes iii..iiiagneux les plus connus, leur nom est appli’iué fréquemment à des reliefs (Alpes do Transylvanie, Alpes néo-zélandaises, Alpes du , Taurus, Alpes de Scandinavie, etc.) qui n’ont rion de commun avec los Alpes proprement j dites. Cellos-ci forment comme l’épine dorsale ] do l’Europe centrale. Leurs limites sont : au S., l’Adriatique, la plaine du Pô, le col d’Altare ou do Cadibone (490 m.), qui les sépare de l’Apennin ; àl’0.,le Rhône on aval de Genève, le Jura ; au N., le Rhin, les plateaux do Souabe et de Bavière. A l’E., une ligne à peu près régulière de Vienne ù la Save et de la Save à ïrieste mar.pp. assez bien la frontière entre les Alpes orioiuulos ot les régions voisines ; plaine de HoiiLTie, pUatoaux du Karsl illyrien. Ainsi déli- Alpenniii. ’os, les ..lpes ont une longueur de 1.200 kilom. stocks. I.-.ir largeur variant do iso à 250 kilom., elles recoui. ’iit une surface d’environ 220.000 kilom. carr. Los armées d’Annibal, de Pépin le Bref, de Charleni i-no, de Charles VIII, do Louis XII, de François I", de IKuri II, de Louis XUI, do Louis XIV, de Louis XV, do <ri

Bonaparte, do Napoléon III, franchiront los Alpos fran-’. aisos ou suisses pour doscondro on Italie. C’est d’un tout autre cété qu’y allaient les empereurs allomauds, quand Us se dirigeaient vers Rome ; ils franchissaient ce» cols du Saint-Gothard, du Splugon, du Brenner, par lesquels les migrations, les guerres ot le commerce ont fait routo entre [Europe centrale et la péninsule italique.

— Gkoi.. Au point do vue géologique, los Alpes doivent être considéréos comme une zone de plissement do l’écorco terrestre. Los matériaux (couches de terrains sédimentairos, schistes anciens parfois injectés do roches éruptives, otc.),qui los constituent, ont subi une suito d’offerts de plissement et do dislocation successifs ^mouvements urotjémques) dont los derniers ot les plus intenses ont ou lieu à la lin do la période tertiaire. L’érosion a ensuite fait son œuvre ot modelé les bourrelets montagneux ainsi produits ; dos vallées se sont dessinées ot creusées, etlacliatno a pris lo relief compliqué qu’elle possède actuellement.

— Matériaux constitutifs. Les schistes cristallins (gneiss, micaschistes, schistes & séricite, schistes amphiboliques, serpentine, etc.), forment une suite de massifs elliptiques (massifs centraux) décapés par l’érosion ; ils doivent leur cristallinité, tantôt à dos injections intimes do roches granitoïdos, et granulitiquos (protogine, syénite, granitc, granulito), tantôt à l’action du dynamométamorpkisme résultant des plissemonts multiples qu’ils ont subis, tantôt ontin â la superposition do ces deux causes. Ces assises, groupées souvent sous lo nom de ■ terrain primitif », sont parfois reliées aux sédiments qui los recouvrent, par des tormations schisteuses [p/iylliles dos Alpes oriontalos, schistes do Caranua, etc.), moins cristallines, mais cependant encore bien modiliéos par les actions métamorphiques ; leur âge est incertain.

Les terrains franchement sédimentaires présentent généralement, dans les Alpes, les caractères de la province méditerranéenne et souvent des faciès spéciaux. Sauf dans les chainos extérieures, ils ne sont fossilifères quo localement. Plusieurs de ces gisements de fossiles (Hallstadt, Saint-Canzian, pour le trias. Vils pour le jurassique, etc.), ont une célébrité universelle. Los assises qui los constituent sont très variées ; le dynamométamorphisme les a souvent modifiés au point do les rendre schisteux et difticilement reconnaissables (schistes lustres do la frontière franco-italienno, schistes des Grisons, de la Vattoiso, du massif de l’Aar, etc.).

Les ten-ains aticiens offrent, dans les Alpes orientales, des schistes, des grauwackes et des calcaires ; ces derniers sont riches en fossiles dans les Alpes Carniques (dévomon). Les grès et conglomérats carbonifères (houillers) sont très développés dans les Alpes françaises ; leur partie supérieure forme avec le pormien, dans beaucoup de points de la Suisse et du Briançonnais, une assise de conglomérats bariolés d’une nature particulière, désignée sous le nom de verrucano (sernitite). Dans lo trias, il faut signaler, dans le Tyrol et dans le Briançonnais, des masses importantes de calcaires doloœitiques [dolomites du Tyrol), d’origine probablement organique, ot parfois riches en restes de mollusciuos constituant une faune différente do celle du trias do l’Europe centrale.

Les calcaires variés de ce . trias alpin » surmontent, dans les Alpes orientales, des schistes épais et des grès, représentés dans les Alpes occidentales par des quartzites blancs. Dans cette dernière région, des gypses et des cargneules abondent également dans le trias. Dans le terrain jurassique, il convient de citer, à côté de schistes foncés, de marnes et de marnocalcaires variés et puissants, des calcaires massifs ou bien lités de teinte claire (Hochgebirgskalk, calcaires de la Porte de Franco) qui jouent parfois un rôle oroplastique important. On y a distingué, comme dans le trias, un grand nombre d’assises, souvent fossilifères, et désignées par des noms locaux. Il en est de même des sédiments crétacés, localisés en général dans les zones externes de la chaîne ; dans le Dauphiné, en Savoie et en Suisse, les strates épaisses des calcaires à requiénies, dits urgoniens, du crétacé inférieur, prennent une part importante à la constitution du relief. Dans les terrains tertiaires, nous signalerons des calcaires à nummulites correspondant à l’éocèno et le flysch, épaisse formation de schistes, de grès et de conglomérats ou do brèches qui forme, dans le N. des Alpes orientales et centrales, toute une bande, la « zone du flysch » ; ce terrain occupe également de grandes surface’s dans les Alpes occidentales (Embrunais) ; il correspond en général à l’oligocène, mais peut comprendre l’éocèno, et mémo une partie du crétacé (Autriche).

Les mollasses du terrain miocène sont développées sur le bord externe de la chaîne à laquelle elles forment une bordure de collines moins abruptes, notamment en Suisse ot en Bavière. Los roches éruptives en filons ou en dykes traversent parfois ces sédiments et ont été fréquemment, on même temps qu’eux, soumis à un laminage énergique (porphyrites de la VVindgaelle, orthophyres des Grandes-Housses, euphotidos du mont Genèvre, piètre verdi des Alpes piémontaises, basaltes [Alpes méridionales], mélaphyros IPredazzo|, porphyres [Botzen], trachytos [région de Laihachj. Certaines de ces roches ont donné, en s’altérant, naissance à des serpentines (mont Genèvre, etc.). Enfin, les glaciations multiples qui ont, pendant l’époque pléistocène, envahi les pentes inférieures des Alpes, ont laissé dans les grandes vallées de puissants dépôts moraimijues et fluvio-glaciaires dont l’étude offre beaucoup d intérêt.

— Structure (tectonique). Le trait essentiel de la zone de plissement alpine est la présence d’un certain nombre do massifs centraux, formés do schistes cristallins et correspondant â des surélévations locales dos axes do plissements. Les terrains les plus anciens, ainsi façonnés en bombements, ont été les plus facilement décapés par 1 érosion et so montrent actuellement ù nu. Il en est ainsi des massifs du Mont-Blanc, du Pelvoiix, du Mercai. tour, du Mont-Roso, du Saint-Gothard, do l’Aar, du Bornina, de l’Ankogl, do la Styrie, do la cima d’Asta, d’Agram, etc. ; Haug a récemment énumoro quarante-sept de ces bombements. Ces massifs centraux ont reçu lo nom de dômes ou d’amygdaloides. suivant la nature plus ou moins comple.xe des dislocations qu’ils présentent. Dans les Alpes orientales, ils sont situés dans la partie axiale do la chaine et bordés, au N. comme au S., par des zones calcaires (Alpes calcaires septentrionales et méridionales ) ; vers l’O. (Piémont), les Alpes calcaires méridionales disparaissent.

On remarque aussi un certain nombre do emelles syn-ALPAGA — ALPES

ctinatei, dépromlon» occupée» par do» dépôt» plu» récent» iPraettigau, Embrunais, etc.), et repréKooiaut une disposition invomo do celle de» majisifii centraux. Lo» pli» de» terrains sédlmcniairei, souvent isoclinaux, sont geuéralcniont â peu près parallèle» â la courbure générale de la chaîne. Il» sont plu» ou moin» aigu» cl «erré», «uivant qu Ils alfectoot dos ensemble» plu» ou moin» plastique» do couche» sédimonlairc». Dan» certain» cas, ils entourent los cuvette» synclinalo» ot los ma»»if» centraux lO. du massif do la bilvrma, d’après llaugj ; mais, habituellement, ce» dornier» surgissent au milieu d’eux sou» forme d amande» cristallines ou amy»rfa/ol</e« (.Marcel Bertrand), même parfois plisséo» en éventail i massif du .Mont-Blancj, et s intercalant entre d’autre» pli». Certaines zones do plis, comme par exemple les chaîne» subalpine» â lO. do OroDobio et lo plissement qui alfccio, dan» lo» Alpes françaises, les grès liouillors do la Mauricnno ot do la Tarcntaiso, offrent une disposition en éventail trè» nette, analogue & celle do certains massifs centraux. Do» discussion» importantes ont ou lieu récomment au sujet do la continuité de ces plis d’un bout do la chaîne & lautro ; certains autours, attribuant la formation des Alpes â une poussée venant du S., admettent cette continuité sur do grande» étendues ; d’autres (ZUrcherj n’y voient qu une apparence due au raccordement d’un grand nombre do ■ fuseaux • do plis qui représenteraient autant do contrées de striction distinctes à [origine. Souvent les axes do plisscmont sa relayent entre oux.

Quoi qu’il en soit, les géologues sont d’accord pour distinguer dans la chaine alpine deux tronçons : le» Alpes orientales ot les Alpes occidentales, disposés tous deux en arc do cercle et .séparés par une ligne do discontinuité, la ligne du Rhin, le long do laquello lo raccord des axes de plissement devient assez difficile pour avoir suscité de savants mémoires (Suess, Dicncr, Haug), dont les auteurs sont loin d’être d’accord. Les Alpes orientales et les Alpes occidentales présentent des caractères assez différents, soit dans les faciès des terrains qui les constituent, soit en ce qui concerne leur tectonique. Ces plis ont été groupés en zones par divers géolognes. Ch. Lory a établi, pour les Alpes françaises, une scno de ces zones, basée à la fois sur la tectonique, sur la nature des matériaux mis en œuvre, sur l’histoire géologique ot sur l’oroplastiquo ou nature du relief qui en résulte.

— Age des dislocations. L’étude attentive de certains massifs centraux a révélé l’existence de plissements antébouillers ot antétriasiques, de direction sensiblement différente de celle des plis alpins proprement dits et datant d’une époque où les Alpes n’étaient pas encore différenciées et faisaient partie, avec lo plateau central de la France, les Vosges, la Bohême, etc., d’une zone de plissement plus ancienne, la zone hercynienne. Les transgressions et les discordances permettent de reconnaître également la trace de mouvements multiples (antésénoniens, anténummulitiques et antéaqaitaniens) ayant préparé par la production de dômes très simples et précécfé les plissements alpins proprement dits. Ces derniers ont eu lieu après le miocène et n’ont affecté que d’une façon insignifiante les régions situées au N. des Alpes et du Jura. Le ruissellement, l’action érosive des cours d’eau utilisant les dépressions des plis et les points particulièrement disloqués pour y creuser des vallées, tour à tour déblayées et remblayées plus tard par les appareils fluvio-glaciaires, ont greffé sur le bourrelet alpin un réseau hydrographique complexe dont la lente évolution n’est pas terminée et qui ne laisse subsister des plis primitifs que des amorces et des ruines.

— BiBLiOGR. Comme ouvrages généraux, pouvant faciliter une première orientation dans lo dédale des publications relatives à la structure des Alpes, il convient de citer : Ed. Suess, die Entstehung der Alpen (IS75) : Dicner, der Gebîrgsbau der Westalpen (2 caries. Vienne, 1891) ; Marcel Bertrand, la Chaîne des Alpes et ta Formation du continent européen (Bull. soc. yéol. de France, 3" série, t. XV, 1S87 j ; Etudes dans les Alpes françaises (îiull. soc. géol. de Fr., 3’ série, t. XXII, 1894) : E. Haug, Contributions à l’étude des lignes directrices de la chaine des Alpes (Annales de géogr., 15 janv. 1896) ; C.Schmidt,Zur Géologie derSchweizer Alpen (Bâle, 1888) ; D’ Frantz Noê, Geologische Xebersichtskarte der Alpen {ienac, 1890) : V. Mojsisovicz, rfie Dolomitriffe von Sùdtyrol und Venetien (Vienne, 1877).

— GÉOGR. Si, au point de vue géologique, il est assez facile de reconnaître dans l’ensemble des Alpes une zone cristalline centrale, bordée de chaque côté (sauf dans une fraude partie du massif franco-italien) par une zone calcaire e largeur variable, il est plus malaisé de déterminer les divisions orographiques du système alpin. On distingue généralement : les Alpes Occidentales, de l’Apennin jusqu’au mont Blanc ou même au Saint-Gothard : les Alpes Centrales, du mont Blanc ou du Saint-Gothard jusqu’au pic des Trois-Seigneurs ou au Brenner ; enfin, les Alpes Orientales, à l’E. de cette dernière limite jusqu’à la plaine de Hongrie et aux plateaux du Karst. Chacune do ces grandes divisions comprend elle-même un certain nombre do groupes secondaires, qu’on délimite par des cimes, par des dépressions, ou mieux encore par des nœuds orographi(|ues, renflements des chaînes principales. Les Alpes Occidentales (350 kilom. de longueur entre la Méditerranée et lo lac Léman, 200 kilom. de largeur moyenne, 70.000 kil. carr. de superficie) ont été divisées depuis l’époque romaine en Alpes Maritimes, Cottiennes et Grées. Les Alpes Maritimes, entre l’Apennin et lo nœud do l’Enchastraye (2.956 m.), sent en général peu élevées ; trois ou quatre cimes seulement dé’passent 3.000 m., et aucune no dopasse 3.167 m. (Mercantourj. Une route stratégique importante utilise la dépression (1.873 m.) du col do Tende, fortifié par la France et surtout par l’Italie. Lo contrefort le plus important so trouve sur le versant français. C’est, en oft’ot, au nœud orographique de l’Enchastrayo (|ue se rattache la chaine maîtresse des Alpes de Provence (mont Peiat, 3.053 m.) entre l’Ubaye et les vallées provençales. De petites Alpes de Provence’imont de Lure, 1.827 m. ; Venteux, 1.912 m. ; monts dû Vaucluse, 1.242 m. ; Lubéron ou Léberon. 1.125 m. ; Sainte-Baume, 1154 m., etc.) continuent los grandes Alpes de Provence, également de formation calcaire, louant aux massifs des Maures (779 m.] et de VEstérel (616 m.), ils se composent de roches cristallines et n’ont rien de commun avec los contreforts calcaires des Alpes Maritimes. Plus élevées quo ces dernières ot plus alpestres, les Alpes Cottiennes sont limitées au N. par le nœud du Thabor (3.181-3.205 m.). Au delà du point culminant (aiguille de Chambeyron, 3.400 m.), la crèl«