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C'était, dit Demay dans son livre sur Le Costume au Moyen âge, un manteau que l'on portait sur le surcot échancré et qui était formé de deux pièces ; l'une sur le devant très petite descendait un peu plus bas que la poitrine, l'autre plus longue tombait par derrière. Les deux pièces se réunissent sur chaque épaule laissant le bras tout à fait libre et découvert. La duchesse de Bourgogne, Jeanne de France, en 1340, et Jeanne de Clermont, comtesse d'Auvergne, en 1386, dont le buste est ici reproduit d'après un sceau, semblent parées de cette petite mante qu'on appelait le corset fendu.

Fig. 23. — Gentilhomme présentant son cœur à une demoiselle (1360)

Ce n'est du reste pas le seul vêtement, qui fût désigné sous le nom de corset, car un peu plus tard la mode vint pour les gentilshommes de porter de fausses épaules d'une largeur extrême appelées mahoîtres, par dessus lesquelles ils mettaient un pourpoint si ajusté et si serré à la taille qu'on l'appelait : le corset sanglé.

De même, on appela aussi corset court, un surcot serré par une ceinture et que portaient les écuyers.