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DU PHARAON

— Suivez-moi, Mademoiselle.

Bientôt, guidée par Ahmed, la jeune tille arrivait à l’endroit où sa favorite, couchée dans le sable, demeurait inerte. Quand Yvaine lui caressa la croupe, un long frémissement passa sur le corps de la cavale qui tourna vers sa maîtresse sa belle tête à l’œil triste.

— Soyez tranquille, Mademoiselle, dit Ahmed, votre cheval guérira. Je vais le soigner, et, dans quelques jours, il sera sur pied. Faites votre promenade habituelle, je vous ai choisi une bête rapide et sûre !…

Rassurée, Yvaine caressa une dernière fois les naseaux brûlants d’Almée et suivit le conseil d’Ahmed.

Hors du camp, la jeune fille mit son cheval au galop, mais elle s’aperçut, bien vite que la bête qu’elle montait était bien inférieure à Almée, son pas moins habile, et son allure fatigante.

Elle décida alors de lui faire réduire sa vitesse et la mit au trot.

Depuis quelques minutes, elle avançait, toute seule dans l’immensité. Elle voyait, à sa gauche, la masse lointaine des pyramides se profiler sur le ciel bleu, et elle admirait, venant de mettre son cheval au pas, pour mieux jouir du spectacle sublime.