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DU PHARAON

— Savez-vous, Sélim, dit Yvaine d’un ton enjoué, que votre arrivée a été miraculeuse et que, si nous étions au temps passé, j’aurais pu vous croire le génie protecteur de cette région !…

— Il n’y a rien d’extraordinaire dans mon intervention, répondit Sélim de sa voix bien timbrée, avec un sourire qui rendait très doux ses beaux yeux sombres, l’explication en est bien simple : je possède, à Gisèh, une maison très ancienne où j’aime à m’isoler pour revivre, tout seul, des heures de rêve qui me sont chères… et quelquefois j’aime à galoper dans ce désert sublime, hanté jadis par les générations disparues, où je m’isole, avec mes souvenirs…

Le cœur d’Yvaine battait bien fort en entendant ces paroles, mais quand ses yeux rencontrèrent ceux de Sélim, elle comprit que son rêve, à lui, était son propre rêve et que leur espoir était le même ! Il n’avait pas oublié, lui non plus, et à la pensée que Sélim l’aimait, elle sentait son âme fondre de joie…

— Vous savez sans doute, dit M. de Kervaleck, que je cherche le Talisman du Pharaon… Et comme Sélim lui prêtait une oreille attentive, il conta dans tous ses