Page:Otlet - Traité de documentation, 1934.djvu/447

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d’une volonté de répondre à l’appel impératif de l’Intelligence, de la Concorde, de la Collaboration.

Il est advenu que pour l’aider à surmonter des difficultés, paraissant toutes temporaires et nées d’un changement subit dans la politique internationale du Gouvernement, siège de son établissement, le Palais Mondial, à peu d’exceptions près, n’a pas trouvé les appuis officiels extérieurs sur lesquels il espérait pouvoir compter. Une action du dehors pour le protéger ne s’est produite ni efficacement, ni en temps utile. La protection demandée à la Société des Nations n’a pu être donnée. Le recours à la Cour Internationale de Justice a été reconnu impossible.

Si dans de telles conditions le Palais Mondial devait définitivement rester fermé, il semble bien qu’il n’y aurait plus place dans notre Civilisation pour une institution d’un caractère universel, inspirée de l’idéal indiqué en ces mots à son entrée : Par la Liberté, l’Égalité et la Fraternité mondiales − dans la Foi, l’Espérance et la Charité humaines − vers le Travail, le Progrès et la Paix de tous !

Mais rejetons les appréhensions pessimistes et continuons à avoir confiance en de puissantes interventions. Des interventions soit pour agir en médiateurs entre l’institution et le Gouvernement belge (modifié récemment dans sa composition), soit pour offrir, en Belgique même, un autre asile, soit pour aider au transfert en quelque lieu qui serait devenu plus sûr et plus accueillant.

1934. 07. 03.
Paul OTLET.




Le Palais Mondial écrasé.jpg