Page:Ovide - Œuvres complètes, Nisard, 1850.djvu/577

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polilh' en l>rùlanl. Il t-iail riche celui qui pouvait ajoiilcr (|ii(’l<|iif’s violt’Urs aux ilcurs des cliamps Ircssccs en couronrit; ; cl le l’er (|(ii ou- vre mainicnant les lianes du taureau était alors sans emploi dans les sacriticcs . Ccrès. la pre- Oiiièie» vit couler^ avec p!-'ii>ir le sanf; de l a -ituiii.^ide, justement punie de mon pour iivukulctruii, dans leur ’jerflIP;’ les tt’dsors fie la Jûuisson. La déesse, au retour du printemps, avait vu la liéte aux rudes soies déterrant la se- mence, {jonllée déjà d’un suc laiteux ; la ven- geance avait suivi le crime. Ce terrible cxetiiple ne (levait-il pas tapprendre, ô bouc, à res- pecter les sarments? (Quelqu’un l’aperçoit mer-- dant à belles dents la vi{jne, et l’indijjnation lui arrache ces paroles : t l>ouc, tu as r(inf;é la v i- {;ne, mais elle ne laissera pas de [.roduire une liqïïêur qui te sera versée sur les cornes Su pied des autels! » La menace s’accomplit , et les cornes du bouc sont arrosées de^ vjnnvant qu’on ne le l’immole, ô Racch iis. en expiation de son àtlenlat. Ainsi, le bouc et la iruie por - lent la peine de leur crime; mais le Ixeiil’ , qu’avail-il l’ail ’!* e t^ous pais ibles brebis’;* Aris - tée pleurait : il avait vu ses a beilles périr jus- qu’à la dernière, et les rayonTréSIPrtnatA’éVt’îr dans la ruche déserte; sa mère, nymphe des qui t’afdige, il saura la réparer; mais pour rpi’il ne se joue pas de tes elf.ii ts en clianfjtant de li;;ure, attache fortement ses deux mains. > Le jeune homme arrive jusqu’îiu devin, et, tan- dis que le vieil habitant des ondes s’abandonne au sommeil, ses bras sont enchaînés. D’abord il appelle son art à son secours : il essaie de vin{;i métamorphoses; enlin, dompté par les liens qui le retiennent, il reparaît sons sa pre- mière forme , et secouant sa tète hun)ide,>a barbe azurée : c Tuj eux savoir, d it-il, commeni tes abeilles te seront rendues : immole un lau- ’"^ !b!rC"HYi’^"^"~£Ô’JÔf "^ tërrëTëTce’quëlû deinândes^j:ç tau reau teTilToniiera . » Le ber- ger obéit ; bientôt de nouveaux essaims s’é- chappent, en bourdonnant, des entrailles puiré- (ices de la victime : une seule mort a enlanlé mille vies. ,.PpMi’ la brebisj jin arrêt Jaial la con damn e : elle a osé brouier la verveine qu’ une vieille avait coiiliimeTIë cueillir pnur les divinités rus- tiques. Quel animal pouro se croire en sùrele si la brebis qui nous donne la laine, tl le bœuf qui laboure la terre, doivent aller au temple re- cevoir le coup mortel ? Le Perso immole un cheval au radieux llypérion {1 5); ce dieu ra- pide ne voudrait pas d’une victime à la marche eaux, essayait de le consoler dans sa douleur, jacdive. La biche , qui fut une fois^ijtfeJllC à t telles furent les dernières (>aroIcs qu’elle lui Diane à la pface d’une jeune fille, tombe main- adressa ; t Sèche tes larmes, ô mon lils ! Protée tenant encore, (|uoiqu’d n’y ait plus de jeune te rendra ce que tu regrettes, et celle perle fille à sauver. J’ai vu les Sapéens (lo) el les Ara dabat riimos, herhis contenta Sabinis, Kl non cxiguù jaunis adiisla sono , »i <|iiis crat, factis (irali de llore coronis Qui posset violas adderc, divi’S erat. ic, qui nunc apcrit [lercussi visrera lauri , In sacris nullum culter babebat ppus. l’rima Ceres avidae gavisa est sanguine [lorca?, tlla suas nicrila ca;de noccntis o|ics. Sain sata, vere uoto ti’neris laotoutia succis . lîrula scligcra; comperit orc suis. ius doderat pœnas; c^cni|>lii teirilus Iiujns l*alinile debueras abslinulss<>, capcr. Jncni spectans allquis dénies in vile prcmrntoni . Talia non lacito dicta dolore dodit : Iode, caper, vitcm : tamrn bine quuin stabis ad ara»’ , In lua quod spargi cornua possil , erit. l’i rba lldes scqnilnr : noxœ libi dcdiUis hoslis SpargiturafTuso cornua, Baocbc, nicro. îulpa sui nocuit : nncuit quoque culpa capi’IU’. Quid bos, quid placid.-c coninicruislis ovus? ’lebal Arisla?ns, quod apes cnni slirpc nooalas Viderai incoîplos dcstituissc favos. iarula quoni gcnitrij ;p|;rc solala doleiileni , Addidit ba?cdirtis ullinia vcrba suis : Sisle, puer, lacrjmas : Proleus lua damna Icvabit ; Quuquc modo repares, quaj poricrc , dobil, Decipiat ne te vcrsis tanieu ille liguris ; linpedianl geniinas vincula llrnia inanus, l’ervenil ad vatcin juvenis : rcsolulaque somno Alligat a’quorei braobia capta senis. nie sua faciein transfoniiis adultérai arlc; IMo doinilus vinclis in sua nienibra rcilil : Orai|ne cocrulea lolJens roniiilia barba, (Jua , dixit, reparcs arte, requiris , ape.s? Obiue niaclali corpus tellure jnvcne.i : Quod pelis a nobis, obrulus ille dabil. Jussa facil pastor : fervent examina putri De bovc : mille animas uua neeala dedil. Poscit ovein faluin : verbenas iiiiproba earpsit , Qnas pia Dis ruris ferre solclial anus. Quid tuli supercsl , animain quuin ponal in aris l.anigeruiiic|uc pccus, rurieola?que lioves’/ Plaralequo l’ersi.s mdiis llypeiiona cinotuni , Ne delur céleri vicl:ina larda Deo. Quod seine! est Iriplici pro v irginc ca?sa Diana; , iNnnr qunqiir pro nulla virgiue r^Tva eadit. •-’«S