Page:Ovide - Œuvres complètes, Nisard, 1850.djvu/591

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LES FASTES. 563

contre Ips n^^lrf>sunca^l:KHlc peiTulo. Il y nvait une plaine imiiicnse , (erniée pnr des collines, et par une forêt, asile des bèH s l’aiivcs; qiiel- ques liommes seulenienl ysontdenieiii’és. et eà ei là des troupeaux épars. Le reste de l’armée s’est caché dans «le jeunes taillis. (lonnne un torrent {^ro^si jiar la | luie du ciel, ou par la fonte des neijjes ([ui ont cédé aux lièdes ha- leines du /.ephj r, se précipite à travers les che- mins et les c:iuip’j{;nes ensemencées , et ne permet plus à ses rives de borner comme aiipa- nvant ses ondes contenues, ainsi les F.djins sillonnent la vallée en tous sens, et renversent tout >ur leur passaj^e. Tout s-oupçon, toute crainte est loin de leur esprit ! Où coure/.-voiis, l’amille {généreuse ? ne vous mettez pas ainsi à la merci de l’ennemi ; {jardez <pie votre loyauté imprudente ne vous fasse tomber dans les pièges de la ffuerrc : la ruse triomphe de la valeur. Les Veiens sortent de tous côtés, inondent la plaine, et en ferment les issuis. Qui- fera cette poignée de braves contre le noinbiC(|ui l’ac- cable? Quel parti prendre dans ce moment désespéré? fel qu’on voit le sanglier, relancé loin des forêts de Laurenlum, se retourner plus prompt quel;) foudre, renverser les chiens dosa hure terrible, et Knir par succomber lui-même, ainsi les Fabius sont déjà ven{;és avant de périr; ils rendent blessure pour blessure. Un seul jour les avait vus voler au combat, un seul jour les y vit recevoir la mort. (]ependani il semble que les dieux eux-mêmes aient pourvu à w <|ue la race d’Hercule (ÎJ) ne s’etei{;iilt pas sans re- tour, l’iijcuncî enfant était resté à Home, trop faib’e pour poi 1er les ar/ries ; t’était i’uni(|ue rejeton de cette noble famille, et c’est de lui que tu devais un jour descendie, ô .Maximus, pour sauver l’i lat [laries sa<;es Irnieurs. Trois constellations se louclu nt au ciel , le Corbeau , le Serpent et la (Joupe qui les sé- pare; caillées pendant les Ides, elles ne se lèvent ()u’à la nuit suivant*’; mais pounjuoi si près l’une de l’autre ’f je vais le racjnier en peu de mots.

Phé biis allait oITiirurie fête solennelle à Ju- piter ; « Toi qui m’appartiens, (iit-il au corbeau~7 va puiser une eau vive djus les sources lim- pides , et qu’aucun retard ne Soii apporté à notre pieux sacrifice. • Le corbeau suspend une coupe d’or à ses serres crochues , et prend son essor à travers 1rs airs. Un figuier s • présente à lui , cou vei t de fruits abondants , mais fermes encore; ii veut y goûter; la figue résiste : son heure n’était pas venue. Le corbeau oublie les ordres qu’il a reçus, et, perché sur une bran- che, il attend que les fruits s amollissent , mûris par le temps. Il se rassasie alors, puis, saisissant un long serpent de ses ongles noir.s, il revole vers son maître et lui parle ainsi m Si j’ai tant lardé, c’est que ce serpent, gardien des sources vives, m’en a di-pute’ l’accès, et m’a empêché d’exécuter sur le champ ton message, » Can)|)us oiat : caingii cliitiiU’Ii.-iiit ultima colleM, Sllvaquc iiiontan.-is orciilorc apla foras. In nioilio paucos arincHlnciuc rara rcliiiipuint ; Cnplora virgiiltis alxlila tiirlia latol. Eoi’C, vcliil lorrcns midis piiivialibus aiirtiis. Aiil nive, quœ zcpliv ro vida re|)pntp iluit, ’Z, •* i^ Per sala, porqiicTias fcrliir; nor, iilautc sololiat, l>i|>ariiin dansas iMarjjiiie finit aqiias . Sir. Fabii liilis Tallcni disoursibiis iinpiont; Quosque vidont, Blernniit : nor inclns aller inrst. Qn' SnnpIcT noUlitas, poifida t«^la cave. Fraudf poril viitus : in apcilDS undiquo campos l’rosilitint liostes, etialus nmnctenent. Quid faciaut pauri rontra tnt niiliia fortes? Qnidvo, quod in misern teniporc reslcl, lialicnt? s- ^" Slriil nppr, silvis lonj»e Lanicnlilxis aotns. l’utniinen otlcrcs dissipât me oancs; Mo taniiMi ipso pcrit : sic non inoriuntur innili ; Vulneraqiio alterni dantquo f<rnntquo manu. IJDa dios F.ibios al) Ipollnm inisoraloiiinos, - Ad bi’lluni niissos peididit nna dus. Il l.nncn Korcnlca; siipcrcssent scmina gontis, Crodibilc est ipsos consiiluissc Dcos. Nam pnor inipnbos, cl adbuc mm nlilis arniis, Unns do l’abia gcntc reliclus crat : - Scilioct nt po.sses olim tu, Maxime, nasoi ; Cui rcs mnotaujo rcstilucnda foret. CoNTINUATA loco tria sidéra, CorVHs et Anguis, l’t niedins Crator inlcr ulrninqnc jacet. Idibiis illa lalonl : oriiinliir iioclc scquonti : Qna? sibi cnr tria sinl cnnsociala, cauani. .Forte Jovi fostnni IMitobus solojnno parabat : I Non faciot longas fabula noslra nieras. I, mca, dixit, avis, noqnid pia sacra morctnr; Et loniieni vivis fontibusaflor aquam. Corvus inauratiim podibns cratera recurvis Tnilit, et acrium pervolat allus iter. Stabat adliiic diiris (icus densi.ssinia pomis; Tentât oain roslro ; non erat apta lef i. Iniiiionior irnporii sodisse snli arbore fcrlur, Ihini lioniil tarda duloia poma mora. Indesatur ingris longnm rapit tingnibns bydruni, Ad doniinoniipio redit, llclaqiie verba refert ; llio niibi causa mora?. vivarnni obse.ssor aquarum Ilio lonuil fontes ofliciiimque meum. 200 .