Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/156

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XXV
À M. X…
Paris, 25 février 1835.
Mon cher ami,

Dès les premiers jours de mon arrivée ici, j’ai songé au rapport que vous m’aviez demandé. Notre président, M. Bailly, a cherché le rapport dans ses papiers, et, il y a peu de temps, il m’a annoncé l’inutilité de ses recherches. Ainsi ce document est perdu. Ce n’est pas un grand malheur pour nous ; il y avait dans cette histoire abrégée de notre œuvre une pensée qui était peut-être de l’orgueil. Dieu, qui veut que la main gauche ignore ce que la droite a donné, a permis que nous perdissions un titre qui ne servait qu’à nous donner un peu de vanité ridicule. La charité ne doit jamais regarder derrière elle, mais toujours devant, parce que le nombre de ses bienfaits passés est toujours très-petit, et que les misères présentes et futures qu’elle doit soulager sont infinies. Voyez les associations philanthropiques ce ne sont qu’assemblées, rapports, comptes