Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/326

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nirs peuplent encore aujourd’hui mon imagination. Vous mesurerez de l’œil ces monuments où si souvent se réfugie ma pensée. Nous aurons donc plus tard la joie d’en parier ensemble un point de contact de plus entre nos cœurs

Vous désirez l’indication d’un livre pour éclairer vos pas c’est dans votre cœur surtout qu’il faudra lire, mon ami. Votre mémoire a sans doute assez retenu les principaux récits de l’histoire ancienne et moderne pour que les lieux vous apparaissent entourés des grandes choses qui s’y sont accomplies. L’itinéraire le plus vulgaire vous indiquera les édifices et les collections à visiter, et vous donnera les renseignements nécessaires pour les comprendre. .Du reste, vous verrez, vous jugerez, vous admirerez par vous-même vous ne vous référerez pas aux arrêts des ciceroni et des touristes vous étudierez surtout avec indépendance ces institutions, ces populations si calomniées, si méconnues.

Si je retournais en Italie, pour charmer lesennuis et féconder les plaisirs de la route, je relirais surtout Tite-Live, Virgile, les Vies de quelques saints, comme saint Charles Borromée, saint François d’Assise, saint Grégoire VII, saint Grégoire le Grand, et les Actes des Martyrs. Ainsi je prendrais cette bienheureuse contrée par les deux côtés qui sollicitent et se disputent notre respect et notre amour. L’ouvrage de M. Rio, malgré quelques défauts, est d’une importance extrême pour faire connaître