Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/374

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enseigner des principes que des doutes, inculquer les règles du Droit et en faire comme toucher du doigt la sagesse que d’initier ses auditeurs, ce sont ses termes, « au double « scandale de l’obscurité des lois et de la contrariété des jugements. »

« Mais il était prêt sur la jurisprudence des arrêts comme sur tout le reste. On peut en juger par les notes qu’il avait préparées pour la première moitié de ce cours trop tôt interrompu.

« Nous les publions avec confiance. Ce ne sont que des notes, sauf de courts et rares fragments, qui s’en détachent, a dit si bien M. Ampère, comme des figures terminées avant le reste dans t’esquisse d’un maître. Ce ne sont que des notes, et pourtant quelle étendue ! quelle élévation ! quelle lumière ! Il n’y a là que les grandes lignes du sujet ; mais elles y sont toutes. Et plus elles sont nues, mieux elles découvrent l’ensemble et les principales divisions du vaste horizon qu’elles embrassent. Ainsi dégagées de tout accessoire, elles en dessinent, elles en font ressortir les contours avec une pureté de trait pleine de relief et de vigueur.

« Quel dommage qu’un travail semblable eût été perdu Certes, parmi les notes extraites des papiers de Klimrath, on en a publié (et je ne m’en, plains pas) qui sont bien au-dessous de la valeur de celles-ci ; j’ose dire qu’on y retrouvera tout Ozanam, son érudition si sûre, son esprit si largement ouvert et si pénétrant, son cœur si droit, et même quelques éclairs de son éloquence. Tout y est, comme le fruit est dans la fleur. » (Foisset, Préface aux Notes d'un Cours de droit commercial. Œuvres complètes d’Ozanam, t. VIII, p. 299.)