Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/380

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amabilité que les visites des amis ne sont pas de trop maintenant. Tandis que mon petit frère demeure encore cette année dans sa pension, d’où il ne sort que deux fois en dix mois ; mon frère aîné, sans doute au jour où je vous écris, est à Naples. Je commence à connaître cette maladie que vous avez trop éprouvée, l’ennui. Demandez pour moi au Souverain Gardien des âmes qu’il me sauve des dangers de l’isolement, qu’il me donne lumière pour connaître ses desseins sur moi, énergie pour lés accomplir. Que sa volonté se fasse sur la terre comme au ciel, c’est-à-dire avec foi, avec amour ! Adieu, mon cher ami, comptez toujours sur ma vive et fraternelle affection, et conservez-moi la vôtre, afin que l’heure où nous nous sommes connus ne soit point une heure perdue parmi celles de notre vie, et qu’elle compte au nombre de celles dont on se souvient jusqu’à la mort.

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LES DEUX ANGES GARDIENS.

C’était fête. Le ciel resplendissait de gloire.
A genoux et voilés de leurs ailes d’ivoire,
Deux anges gardiens se tenaient devant Dieu,
Et leur voix s’éleva seule dans le saint lieu.
 
« Seigneur, vous le savez, dans la foule des anges
« Qui chantent devant vous l’hymne de vos louanges,
« Une sainte amitié nous rapprocha d’abord.
« Vous aimiez de nos voix l’indivisible accord.