Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 7.djvu/520

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

quelqu’un d’entre vous au temps de ma fortune, qu’il se nomme, et je réparerai au quadruple le tort dont il m’accusera. Mais, si je n’ai fait injure à personne d’entre vous, pourquoi me laissez-vous seul dans la cause de Dieu ? Retournez-vous vers moi, mes frères, et soutenons-nous les uns les autres contre ceux qui en veulent à la vie de l’Église, c’est-à-dire à sa liberté. Hâtons-nous, de crainte que la colère divine ne s’élève sur nous comme sur des pasteurs négligents et paresseux, et que nous soyons traités comme des chiens muets qui n’ont pas la force d’aboyer. Eh quoi une tempête furieuse agite la barque, le gouvernail est dans mes mains, et vous m’engagez à dormir ! Vous remettez sous mes yeux les bienfaits du souverain vous dites que je leur dois mon élévation vous rappelez mon origine obscure. Il est vrai que je ne compte pas des rois dans ma lignée ; mais j’aime mieux être de ceux qui, par leur mérite, se font une noblesse véritable, que du nombre de ceux qui déshonorent par leur vie la noblesse empruntée de leur naissance. Peut-être suis-je né dans une chaumière et de parents pauvres ; mais la miséricorde divine se plaît à choisir les humbles pour confondre les forts. C’est parmi les pêcheurs que Pierre a été élu pour devenir le prince de l’Église, lui qui s’est acquis par son sang une couronne au Ciel et une grande gloire sur la terre. Dieu fasse