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LE SAINT-GRAAL.

gardé sur Pierron. Mais, pour dissimuler son ignorance, il s’est contenté d’ajouter au récit qu’il adoptait, ces mots : Ainsi le racontent aucunes gens[1] </ref>.




IX.

descendances. — conclusion.



Pierre fut roi d’Orcanie après Lamer, et engendra dans sa femme un fils qui reçut le nom d’Herlan. Avant de mourir, il demanda que son corps fût déposé dans l’église de Saint-Philippe qu’il avait fait ériger dans la cité d’Orcanie. Son

  1. Il y aurait à dire bien des choses sur ce passage. Ce traducteur de l’histoire de Brut est sans doute notre Wace. Wace, ainsi que Bède, rapporte aux missionnaires envoyés par le pape Éleuthère, en 156 de J.-C., la conversion du roi Luce et de son peuple. Et remarquons que notre romancier, au lieu de citer Geoffroi de Monmouth, n’allègue ici que son traducteur français, d’où l’on a droit de conjecturer qu’il ne connaissait pas le livre latin. C’est une nouvelle raison de penser qu’il écrivait en France et qu’il était Français. S’il eût écrit en Angleterre, il aurait eu beau ne pas savoir de lettres, c’est-à-dire de latin, la rumeur publique lui aurait fait connaître bien plutôt l’Historia Britonum de l’Anglais Geoffroi, que le roman de Brut du Normand Wace.