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LES INDIENS DE LA BAIE D’HUDSON.



CHAPITRE XXI.


21 septembre. — Ce soir, arrivent deux hommes de Walla-Walla. Mon chagrin et mon horreur d’apprendre d’eux le triste sort de ceux qui m’y avaient donné l’hospitalité. Il paraît que la troupe de guerre dont j’ai parlé plus haut avait rapporté la rougeole ; la maladie s’était propagée avec une effrayante rapidité parmi les tribus environnantes, mais surtout chez les Kye-Uses. Whitman, comme médecin, fit tout ce qu’il put pour en arrêter le cours. Mais, par suite de la manière déraisonnable de vivre, un grand nombre périt. À cette époque, la famille du médecin se composait de lui, de sa femme, de son neveu ; il avait plusieurs domestiques, quelques enfants d’adoption, et aussi un jeune Espagnol, métis, qu’il élevait depuis quelques années. Plusieurs familles d’émigrants se trouvaient aussi au fort avec leurs troupeaux.

Les Indiens supposaient que le médecin aurait pu arrêter la maladie, idée funeste dans laquelle le métis espagnol les confirma, car il dit qu’il avait entendu le médecin annoncer à sa femme, en se couchant, qu’il leur donnerait une mauvaise médecine pour les tuer, afin de s’approprier leurs terres. Aussitôt, les Indiens de combiner les moyens de faire périr le médecin, sa