Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/281

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I. Les chansons

Si l’on en juge par ce qui a lieu dans le pays gallot, les chansons populaires d’autrefois sont en train de disparaître, et il est grand temps de recueillir celles qui restent encore et qui, dans un avenir prochain, seront remplacées par des romances sentimentales empruntées au répertoire des cafés-concerts, ou par des rhapsodies parisiennes de la force du Beau Nicolas et de celles qui ont eu le bonheur d’être répétées à satiété par le peuple le plus spirituel de l’univers.

Bien que, dans mes recherches sur la littérature populaire, je n’aie pas négligé les chansons, jusqu’à présent j’en ai recueilli à peine une centaine, dont plusieurs ne présentent qu’un intérêt médiocre. J’espère être plus heureux par la suite, et rencontrer des chanteurs populaires possédant un répertoire curieux et varié. Les quelques chansons que je donne ci-après