Page:Peacock - Anthelia Melincourt T1.djvu/29

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Quand les dames revinrent de la salle à manger dans la bibliothèque, les fenêtres en étaient fermées, le feu allumé. Les urnes à thé et à café, placées sur la table, laissaient échapper des colonnes de fumée ; vieille mode, assurément assez ridicule, pour qu’une apologie en forme soit due aux lecteurs qui préfèrent que le thé et le café soient apportés presque froids, par un maître d’hôtel, dans de petites tasses et offertes à la ronde aux convives, lorsqu’ils sont à la glace. Malgré cette étrange inconvenance, le thé aurait paru bon à Johnson, et le café aurait satisfait Voltaire.

— Il faut le confesser, ma chère, dit mistriss Pinmoney, votre genre de vie serait assez agréable, si vous n’étiez condamnée à la solitude la plus complète.

— J’ai ici la meilleure compagnie, répondit Anthélia en souriant et en portant les yeux sur les tablettes de la bibliothéque.