Page:Pelletan - Le Monde marche.djvu/169

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luptueusement l’oreille qu’aucune autre poésie ? Du moment que le sens poétique à notre époque est plus pur, plus élevé que dans l’antiquité, peu m’importe la perfection du vers ; le vers n’est qu’un son, l’homme est une âme, et il faut à l’âme plus qu’un son pour la faire vibrer. Ce n’est pas le thyrse, disait Platon, c’est le dieu qui fait la ménade. Je vous dirai à mon tour : Ce n’est pas la langue qui fait la poésie, c’est la partie divine du cœur humain.