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IX


Mais l’homme n’a pas qu’un besoin, le besoin de manger, et qu’un aiguillon par conséquent pour le pousser au progrès. Il a d’autres besoins encore, et à leur injonction d’autres idées à mettre en réquisition, et d’autres progrès à faire pour compléter son corps et vivre en équilibre avec la nature.

Or la nature l’a créé nu par exception et livré par là sans défense au caprice de l’atmosphère. La ronde des saisons en tournant sur sa tête le ballotte sans cesse d’une température à l’autre, de la neige à la canicule.

Chaque jour, un peu plus tard ou un peu plus tôt, la nuit jette l’ombre sur lui et le prend comme sous un filet. L’obscurité le condamne à l’inaction, il perd ainsi une partie de son existence.

Il a sans doute dans la conformation savante de sa main un admirable clavier de mouvement pour le tra-