Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/94

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


notre pays, qui croirait aujourd’hui, qu’au xiie siècle, non-seulement Lyon, Marseille, Toulouse, mais encore de petites villes comme Noyon, Vezelay, que sais-je encore, eurent pendant un temps des institutions à peu près républicaines, reconnues par l’autorité seigneuriale ?

Eh bien ! ce mouvement politique si puissant, si universel, si magnifique, cette première explosion des aspirations à la liberté, dont nous pouvons encore, hélas ! beaucoup apprendre, cette apparition si soudaine et si féconde de l’idée républicaine, il y a six ou sept cents ans, elle se rattache étroitement à l’organisation industrielle que nous venons de décrire ; et c’est ce qui nous reste à montrer.

Qu’est-ce en effet, alors, qu’une commune libre ? Un groupe de corporations libres. Nous appelions les corps de métiers