Page:Perrault - Histoires ou contes du temps passé, avec des moralitez, 1697.djvu/23

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

ves de son teint : ses joues estoient incarnates, & ses levres comme du corail ; elle avoit seulement les yeux fermez, mais on l’entendoit respirer doucement : ce qui faisoit voir qu’elle n’estoit pas morte. Le Roi ordonna qu’on la laissast dormir en repos, jusqu’à ce que son heure de se réveiller fust venue. La bonne Fée qui luy avoit sauvé la vie en la condamnant à dormir cent ans estoit dans le Royaume