Page:Peyrebrune - Victoire la rouge.djvu/184

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C’est que le village est charmant, posé comme il l’est dans son creux de vallée et rangé tout autour de la vieille abbaye où des moines jadis possédèrent les droits des seigneurs. Des platanes superbes ombragent la place devant l’église de leurs larges feuilles dentelées, et se mirent dans la fontaine où furent ensevelis les cinq Anglais légendaires occis par du Guesclin. Une chapelle en ruine, un bijou archéologique, est aussi plantée là, un peu de travers, sous des noyers immenses, Avec cela des montées couvertes d’herbes fines comme du gazon, des chemins qui s’en vont grimpant et dévalant vers la côte et vers la prairie où passe le ruisseau qui fait tourner les meules du moulin caché dans le contre-bas du grand mur abbatial.

Au bout des ormes, sur la place, en haut, se découpant sur le ciel, la croix de fer, tout écharpée de guirlandes de lys.

Car on est très-royaliste dans le bourg de