Page:Pidansat de Mairobert - L’espion anglois, tome 1.djvu/284

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tôt semblaient adopter ses principes lorsqu’ils favorisaient leur cupidité particulière ,& les décriaient après afin de faire retomber sur eux l’odieux de leurs opérations [a]. Aujourd’hui ces principes font dans toute leur vigueur. Les Economistes en conviennent, en exaltant la liberté laissée par un Ministre sage & éclairé qu’ils se glorifient d’avoir eu pour disciple [b], & l’expérience va pour jamais en confirmer l’excellence ou la démentir. Ces Philosophes commençant à faire corps, choisirent pour chef M. Quesnay, alors Médecin de Madame la Marquise de Pompadour. Ses Maximes générales du Gouvernement Economique d’un Royaume Agricole servirent de base à toute la science [c] qu’il avait traitée ex professo. Il fut sfurnommé le Maître par excellence. L’auteur de l'Ami des Hommes & de la Théorie de l’Impôt [d] fut distingué comme un des principaux Coryphées [e]. Outre


[a] C’est-à-dire que sous le prétexte de la liberté générale, ils faisoientou favorisaient le monopole particulier, & attribuaient ensuite à la liberté générale les funestes effets du monopole.

[b] M. Turgot, le Contrôleur Général actuel.

[c] C’est le terme usité dans les écrits & les assemblées des Economistes, pour désigner le résultat de leurs principes.

[d] Deux ouvrages de M, le Marquis de Mirabeau. Il fut mis à la Bastille pour le dernier, quoiqu’il eût fait part du Manuscrit à Madame de Pompadour.

[e] II fut élu Sous Maître. Les assemblées se tiennent chez lui tous les mardis, & il donne à diner à ces Messieurs.