Page:Pidansat de Mairobert - L’espion anglois, tome 1.djvu/334

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Il n’est pas jusques aux harnois qui attiraient les cu- rieux. Tous les divers Ornemens du [Sacre ont éga- lement excité !a foule des admirateurs, & c’est pour donner le tems aux artistes de terminer tant de chefs- d’Œuvres de tout genre, qu’on l’a suspendu pendant plus d’un an. La pièce sans contredit la plus pré- cieuse entre les autres, offertes aux regards du pu- blic, c’est la Couronne qu’on voyait chez le Sr. Aubert [a]. Elle était enrichie de diamans évalués à 18 millions. On y distinguait le Régent & le San- cy, [b], renommés entre les plus belles pierres du monde connu. C’est cette Couronne que l’Archevê- que de Rheims pose sur la tête du Roi, lors de son Sacre, & que la nouvelle Majesté porte durant tout le jour.

Outre ces ornemens modernes, il y a ceux d’éti- quette, consacrés depuis plusieurs siècles à la céré- monie en question & qu’on tire du Garde-meubles de la Couronne [c]. Les principaux font une Chapel- le d’or donnée par le Cardinal de Richelieu [d]


[a] Jouaillier de la Couronne.

[b] Deux diamans de la Couronne, c’est-à-dire faisant par- tie des bijoux dont le Roi lui-même ne peut rien donner ou aliéner quoiqu’il puisse disposer des biens, de la liberté & de la vie de ses sujets.

[c] C’est un dépôt où sont tous les Meubles de la couron- ne, dans un hôtel construit exprès, sous l’inspection d’un Intendant & Contrôleur général, & de beaucoup d’Officiers subalternes, qui tous se servent de ces meubles, les pré- tent & ont de gros appointemens pour cela.

[d] En 1636.