Page:Pierre Le Loyer - La Néphélococugie, édition de 1869.djvu/6

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NOTICE

l’histoire littéraire, mais ses écrits, devenus rares, sont fort oubliés de nos jours ; la plupart d’entre eux ne méritent guère d’ailleurs d’être retirés des ténèbres où ils sont plongés ; quelques lignes, voilà tout ce qui doit leur revenir. Deux d’entre eux, la Néphélococugie et le Muet insensé, que nous mettons à la disposition de quelques curieux, peuvent encore être lus avec intérêt. Disons d’abord que né à Huillé, dans l’Anjou, en 1550, Le Loyer, après avoir étudié à Paris et à Toulouse, obtint au présidial d’Angers une charge de conseiller ; il l’occupa jusqu’à sa mort, survenue en 1634.

En 1576, jeune encore, il publiait à Paris, chez Abel l’Angelier, un volume qu’il intitulait : L’Érotopegnie, ou Passe-temps d’amour, ensemble une comédie du Muet insensé ; trois ans plus tard il faisait reparaître les mêmes productions, mais sous un nouveau titre : Œuvres et Mélanges poétiques, ensemble la comédie Néphélococugie, ou la Nuée des cocus (Paris, J. Poupy, 1579, in-8o, 8 f‍f., 256 pages et 6 f‍f.), volume rare, qui s’est payé 68 et 79 fr. aux ventes Nodier et Bertin, 163 fr. à la vente des livres de M. H. de Ch. (Chaponay), en 1863, et qui, cette année même (1869), revêtu d’une reliure de Bauzonnet, a atteint à la vente de M. le baron Pichon, le chiffre énorme de mille francs[1]. – On y trouve les Amours

  1. Ce volume se compose de quatre parties : 1o Mélanges, 144 pages ; 2o Le Muet insensé, comédie, 74 p. ; 3o La Néphélococugie (de 1578), 156 p. ; et enfin, 4o Les folastries ou Esbatz de jeunesse, 34 pages. On trouvera ces folastries à la suite du Muet insensé qui est sous presse en ce moment.